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mercredi 16 février 2011

Ils veulent faire de l'Ardèche un gruyère !!!



En effet, l'Ardèche semble la plus exposée...

Et aussi le Parc naturel des Cévennes, Le Gard dans sa quasi totalité, Millau, Un grande partie de l'arrière pays de Monpellier, Montélimar…. L'Ardèche, l'Aveyron, la Drôme, la Lozère, l'Hérault et le Gard sont promis à une destruction massive de leur faune, de leur flore et de leurs eaux. Une véritable catastrophe écologique est en cours sur ces départements chargés d'histoire et de patrimoine. 

Une pollution autorisée par un ministre de l'environnement et de l'écologie.

Sous l'autorité du Ministre de l'environnement et de l'écologie d'une époque pas si lointaine puisque celui qui était en poste n'est autre que Monsieur Borloo, des permis d'exploitations ont été autorisés et signés avec GDF Suez et Total entre autre (et encore eux) depuis mars dernier. Le but de ces permis est l'exploitation du gaz de schiste.
Il semble que la population, mairies comprises, n'ont été au courant qu'il n'y a peu de temps.

Cette extraction de gaz de schiste nous est présentée comme une manne économique pour toute une région, une reprise de l'activité, une baisse du chômage, etc… 

Nous en serions presque jaloux…

Ce serait oublier un certain nombre de "détails". 




Le premier étant que Madame le Ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, Madame Nathalie Kosciusko-Morizet a suspendu ces mêmes permis en demandant une étude qui devrait voir le jour fin mai 2011.



Merci Madame le Ministre, mais quelles études !!??? Pourquoi faire ??!!! On sait déjà ce qui nous attend ! Il suffit de taper GAZ DE SCHISTE dans n'importe quel moteur de recherche et on obtient une quantité impressionnante d'informations sur les conséquences de ce type d'extraction. 

Bizarrement, aucune information sur les bénéfices que pourront engranger les exploitants...




Il faut comprendre comment se fait l'extraction de ce gaz de schiste et pour cela, nous avons une animation des plus explicite publiée par owni.fr. Pour bien comprendre la méthode d'extraction, suivez cette animation jusqu'au bout et pensez  aux milliers de litres d'eau nécessaire.

Pour les ménages français, l'économie d'eau semble être un facteur de responsabilité envers nous-même et les générations à venir, mais visiblement, dans ce cas, l'écologie, l'environnement, l'eau semblent être inépuisable face au rapport financier engendré…


Voilà, les zones qui "bénéficient" de ces fameux permis suspendus (pour combien de temps ? ).
Cliquer pour agrandir

Et voilà les résultats d'une extraction de gaz de schistes dans une région du Colorado à Garfield Country. Tous les points blancs de cette image recueillie toujours chez owni.fr représentent des puits d'extraction. 

On notera que la végétation, le moindre petit buisson, la moindre touffe d'herbe n'existent plus ! Quant à l'analyse de l'eau de cette rivière, on la devine aisément.

Cliquer pour agrandir


Mais comme un malheur ne vient jamais seul, la nappe phréatique elle-même est gravement touchée et polluée aux hydrocarbures. 

Il faut empêcher à tout prix une telle hérésie. 

Au Québec, les ingénieurs tirent la sonnette d'alarme en publiant cette étude (Source : Radio-Canada.ca) :

[À l'heure actuelle, les ingénieurs (canadiens) se disent préoccupés par :
  • l'utilisation de solvants chimiques dans le sol pour fractionner le schiste et les risques de contamination (93 %);
  • les problèmes liés à la récupération et au traitement des eaux usées (93 %);
  • le coût et la facture qui pourraient incomber aux municipalités et au gouvernement pour nettoyer et décontaminer les sites d'exploitation (90 %);
  • le peu de redevances et de profits que pourrait en retirer le Québec (87 %);
  • le risque éventuel d'accident écologique important (85 %);
  • le peu de débat et de consultation qu'il y a eu avant l'attribution des droits de prospection et d'exploitation (81 %);
  • la très grande quantité d'eau requise pour procéder à l'extraction (81 %);
  • les limites du mandat et des délais du Bureau d'audiences publiques en environnement (73 %);
  • les dommages à la nature en raison du défrichage et du déboisement pour les sites et les routes (65 %)
  • le très grand nombre de puits qui seront creusés (64 %).

Presque rien quoi !


Il existe une pétition pour lutter contre cette aberration

Accepteriez-vous de boire cette eau sortant de votre robinet !

1 commentaire:

  1. Bonjour, je suis concerné au plus haut point, je suis en Ardèche dans le secteur de la concession. Je crois qu'il nous faut prendre conscience de la réalité à venir, la main mise sur notre sous-sol va nous priver de la ressource la plus précieuse de notre planète, l'eau, vivre sans gaz ou sans énergie conventionnelle est facile est possible. Mais vivre sans eau est impossible. Allons-nous accepter de voir cette richesse disparaître sur l'autel du profit de certaines multinationales ? Pourquoi ce gouvernement a il réalisé cet accord sans en informer les principaux intéressés ? Et jusqu'où iront-ils ? Les projets pour cette exploitation se multiplient, en Ile de France, dans l'Ouest, en Alsace, nous sommes donc tous concernés.
    Pour l'amiante ils nous avaient fait croire qu'ils ne savaient pas, c'était faux ! Les méfaits de l'amiante ont toujours été connus, et ils en ont mis partout ! Plus tard il y eut le sang contaminé, responsable, mais pas coupable, facile... L'un des plus beaux fleuves de France, le Rhône, est pollué à un tel point que la pêche y est interdite, métaux lourds obligent !
    Les réglementations changent me direz vous, aujourd'hui on retraite les eaux usées, c'est obligatoire ! C'est bien ! Mais alors, pourquoi accepter de polluer de manière irréversible nos nappes phréatiques ? 600 produits chimiques, rien de moins doivent être injecté pour extraire ce gaz pauvre.
    Allons nous laisser faire ? Serons-nous obligés ensuite d'acheter à prix d'or de l'eau pour remplacer celle du robinet qui sera immanquablement interdite à la consommation ? De l'eau pour nous laver, car les hydrocarbures injectés ont un fort pouvoir cancérogène même par simple contacte avec la peau ! Je ne parle même pas de l'eau de boisson, de cuisson. Est-ce le but non avouer ? Mettre la main sur la plus grande richesse de notre planète ? L'eau !

    Sommes-nous des moutons ? Devons-nous sans cesse accepter de nous faire tondre, et ce, jusqu'à l'abattoir ? Nous sommes déjà superflus pour les entreprises, nous sommes trop chers pour la santé "publique", veulent ils régler de manière cynique le "problème" des retraites ? Aujourd'hui les banques annoncent avec fierté leurs bénéfices extraordinaires, multipliés par 6 ou 7 par rapport à l'an passé... Ces mêmes banques que notre argent à sauver il y a peu. Ces mêmes banques qui nous refusent des crédits ou des découverts passagers parce que nous sommes devenus superflus. Alors êtes-vous des moutons ?

    Réagissons ! Sauvons la vie ! Sauvons notre eau ! Et s'ils ne nous laissent pas le choix, s'ils refusent la façon démocratique et diplomatique, alors n'hésitons pas à mettre en oeuvre des moyens plus radicaux, à l'image des faucheurs volontaires. Sauvons la vie, notre vie, la vie des générations suivantes, la vie de la planète, refusons cette mort annoncée ! Ils savent, vous savez ! Nous sommes le nombre, nous avons cette force, et le combat est juste !

    Non aux gaz de schiste, non à la mort annoncée, non à ce scandale sanitaire prévu !

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